Le plan régional santé environnement passe à la vitesse supérieure !

publié le 21 décembre 2018 (modifié le 29 juillet 2019)

Quinze mois après l’adoption du troisième Plan Régional Santé Environnement (PRSE 3), les acteurs se sont réunis mercredi 19 décembre 2018 à la préfecture de la région d’Île-de-France afin d’établir un premier point d’avancement sur sa mise en œuvre.

Plus de 330 000 euros pour 16 lauréats d’un premier appel à projet

Un appel à projets PRSE 3 a été lancé en mars 2018 par l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France et la direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (DRIEE). Seize des trente propositions des candidats ont été retenues. Plus de 330 000 euros ont ainsi été alloués à ces actions d’étude et de réduction des risques environnementaux de santé. Tous types de structures sont concernés : associations, collectivités, union régionale mutualiste, établissements publics (centres hospitaliers ou établissement de recherche)…

Un accent particulier est mis sur la lutte contre les inégalités de santé environnementale et la protection des publics les plus fragiles à travers le soutien de plusieurs projets :

  • des projets de sensibilisation et de formation des habitants et professionnels afin de réduire l’exposition aux polluants et aux nuisances environnementales, depuis les produits ménagers et les risques qu’ils font peser sur les jeunes enfants d’un quartier populaire pour l’association Itawa, jusqu’aux niveaux de bruit trop élevés et à leurs conséquences sur la santé d’usagers de conservatoires de musique pour Audition Solidarité ;
  • un projet de recherche porté par l’INSERM visant à étudier l’exposition en crèche à divers polluants et son impact sur la santé ;
  • un projet de diagnostic et de cartographie des cumuls d’expositions aux nuisances environnementales à Aubervilliers.

Associer tous les acteurs, valoriser leurs réalisations et démultiplier les forces

Les travaux concernant la création d’un réseau ressource en santé environnement ont été présentés au cours des travaux du Groupe régional santé environnement (GRSE), composé de représentants d’ONG et d’associations, de professionnels de santé, d’organismes publics dédiés à la recherche, à la protection ou à la surveillance de la santé et de l’environnement, de représentants du monde économique et syndical, d’élus et enfin des services de l’Etat.

Ce réseau est conçu pour contribuer à l’émergence et à la consolidation d’une culture commune de la santé environnementale à l’échelle francilienne et ainsi renforcer la capacité à agir des acteurs du territoire. Nourri par les contributions des membres du GRSE eux-mêmes, le réseau constituera un espace de référence, de confiance et d’échanges sur la thématique, et s’adressera aux professionnels, aux collectivités et aux institutions impliqués dans le domaine de la santé environnement, avec un relais vers les citoyens.

Afin de faire vivre ce réseau au quotidien, son animation a été confiée à l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme (IAU). L’intégration récente de l’Observatoire régional de la Santé et de l’Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies à l’institut lui permet en effet de conjuguer les connaissances techniques et le savoir-faire en animation nécessaires à la réussite du projet.

Agir et évaluer les effets

Suite à l’arrêté du préfet de région du 25 octobre 2017 approuvant le PRSE 3, sa mise en œuvre a débuté dès novembre 2017, avec l’engagement d’actions faisant intervenir divers partenaires (INERIS, BRUITPARIF, Centre Antipoison, Centre hospitalier intercommunal de Créteil, AIRPARIF, Observatoire régional de santé…), et parmi elles :

  • BRUITPARIF a réalisé en 2018 une campagne de mesures acoustiques d’ampleur autour des zones aéroportuaires (80 sites de mesure pendant plusieurs semaines). Cela permettra d’établir début 2019, une comparaison avec les niveaux d’exposition mesurés il y a 10 ans (action 3.2 du PRSE 3) ;
  • l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) a mené, en chambre d’essai, plusieurs tests de feux de matériaux contenant des retardateurs de flammes susceptibles de dégager des dioxines bromées. Ces dioxines sont considérées comme des polluants émergents dont les effets sur la santé restent encore peu documentés. Les résultats de ces essais feront l’objet d’une publication en 2019.
  • Des consultations en reprotoxicologie ont été ouvertes à l’hôpital Fernand-Widal (Centre Antipoison) et au centre hospitalier intercommunal de Créteil (CHIC). Elles sont destinées aux couples présentant des troubles de la fertilité et aux femmes développant certaines pathologies de grossesse.

Outre ces réalisations concrètes, les 18 actions du PRSE 3 ont été engagées en 2018. Pour s’assurer de leur avancement et en évaluer les effets, des indicateurs de suivi et de résultats ont été définis pour chaque action. Ces indicateurs seront relevés annuellement et un bilan à mi-parcours du PRSE 3 sera rendu public au cours du premier semestre 2020.

L’ensemble de ces différents points a fait l’objet de présentations détaillées au cours de la réinion du GRSE, téléchargeables au bas de cet article.

Pour retrouver ce communiqué de presse et d’autres éléments


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